Blogue
#MamanLavande par Marjolaine

#MamanLavande par Marjolaine

 

J’ai longtemps réfléchi à un moment particulier et précieux passé aux côtés de ma mère. Je lui ai même demandé si elle se souvenait d’un moment qui était ressorti du lot. Elle m’a, je pense, nommé tous les voyages qu’on a faits ensemble. Elle a raison. Chaque fois, ils sont mémorables. Je ne peux pas m’empêcher de sourire quand je repense à ma mère, la tête tournée vers le soleil, les yeux fermés, qui respire profondément l’air salin (son préféré), reposée. Je sais comme elle aime ça. Et j’aime ça qu’elle aime ça. Mais je crois que les moments où je me trouve le plus chanceuse du monde d’avoir une mère comme celle-ci, c’est à travers notre quotidien.

Vous le savez peut-être, je travaille avec ma mère et ma sœur dans le même bureau, tout le temps. Je passe plus de temps avec elles que n’importe qui. On s’organise normalement un souper par semaine ensemble et il nous arrive de se réserver le dimanche avec Jeanne. Une relation fu-si-o-quoi? Mmmm… Probablement.

Mais je n’échangerais ma place pour rien au monde. C’est nous trois, souvent. Depuis qu’on s’appelle «les filles fortes» suite aux tempêtes qu’on a vécues, on y a prit gout. Alors on s’est acheté des maisons à 800 mètres de chez elle. Une relation fu-si-o-quoi, déjà?

On a la mère la plus aimante et compréhensive du monde. Et heureusement, ça se transmet dans son rôle de patronne aussi. Je me trouve la plus chanceuse de faire des réunions avec ma mère, de devoir prendre des décisions importantes avec ma mère et de bâtir quelque chose de gros, de beau avec ma mère. Je me trouve la plus chanceuse quand on se fait des clins d’œil complices (des fois dans le dos de l’autre patron!). Je me trouve la plus chanceuse de la voir tous les jours, de prendre les 20 premières minutes de nos matins pour se raconter les quelques heures qu’on a manquées de l’une et l’autre.

On me dit souvent que ma mère et moi, on est pareilles. Qu’on est quasi la même personne. Et pour moi, y’a pas plus beau compliment. Je suis heureuse d’être aussi sensible, fonceuse et ambitieuse qu’elle.

Merci Maman, je t'aime.

Par Marjolaine Ferron